Prothèse totale de genou (PTG) : intervention et soins infirmiers

L’infirmier joue un rôle fondamental dans la prise en charge d’une prothèse totale de genou. Le chirurgien n’est pas le seul héros 😉

Sans la surveillance rigoureuse réalisée en post-op, les risques liés à cette intervention sont importants : voici les spécificités à connaître (en plus des généralités que nous avons abordés dans d’autres articles).

Les données ci-dessous sont indicatives et doivent être adaptées dans le service hospitalier, aux protocoles et prescriptions médicales.

Dans certaines situations, le médecin peut indiquer la nécessité de poser une prothèse du genou. Le plus souvent, cela concerne des personnes âgées, souffrant d’arthrose.

Types de prothèse

L’arthrose peut atteindre l’articulation de façon différente d’un individu à un autre. En fonction de la situation, le chirurgien pratiquera la pose d’une prothèse partielle ou d’une prothèse totale du genou. Elle peut être composée de titane, d’acier, de chrome cobalt. Les soins infirmiers s’adaptent selon qu’il s’agit d’une prothèse partielle ou totale.

Nous parlerons ici de la prothèse totale, qui nécessite une prise en charge spécifique.

Soins pré-opératoires prothèse genou

En pré-opératoire, l’infirmière réalise les actuels habituels que vous pourrez retrouver sur cette fiche : chirurgie pré-opératoire.

Positionner l’attelle de Zimmer sur le patient allongé ainsi qu’un arceau.

Soins post-opératoires prothèse du genou

Révisez les soins post-opératoires habituels, auxquels vous ajouterez ces spécificités à la prothèse totale de genou :

  • 1 semaine d’hospitalisation après l’opération
  • Surveillance liée au risque d’ostéite et de rejet de la prothèse : (constantes, pansement, plaie lors de la réfection du pansement, douleur…)
  • Hématome :
    • surélever les pieds du lit
    • appliquer une vessie de glace plusieurs fois par jour
    • drain :
      • surveillance quantité, aspect et noter sur les transmissions (le drainage permet d’aider le processus de cicatrisation en enlevant le surplus de sérosités, permet de surveiller une éventuelle infection
      • soins locaux : le pansement doit être étanche, stérile (pour en savoir plus sur le pansement de redon)
      • positionné en déclive
  • Douleur importante :
    • antalgique sur prescription
    • le froid apporté par la vessie de glace soulage beaucoup
  • à J2, le patient peut s’asseoir (1er levé, vérifier l’accord du médecin et l’absence de contre-indication)
  • J2 ou J3 selon la quantité des liquides recueillis dans le redon : ablation du drain
  • Surveiller le risque d’anémie lié à la coupe d’os spongieux lors de l’opération
  • J5 : le patient peut marcher avec déambulateur (vérifier l’accord du médecin)
  • Education du patient :
    • Pas de flexion du genou > 110°
      • le patient ne peut pas s’accroupir
      • veillez à ce que les toilettes soient suffisamment hautes (pose de rehausseur si besoin)
      • pas de gestes brusques
    • Pas d’injections sur la jambe opérée afin d’éviter tout contact avec la prothèse, même à long terme (risque d’infection qui nécessiterait une nouvelle opération = reprise de prohèse)
  • La sortie est suivie de l’ablation des agrafes, de séances de rééducation