Pose de perfusion sous-cutanée : fiche technique, conseils

Lorsqu'on maîtrise la technique de la pose d'accès veineux périphérique, il paraît simple d'aborder la perfusion sous-cutanée. Néanmoins, les gestes diffèrent, et les protocoles d'asepsie aussi. On voit beaucoup de services qui utilisent uniquement l'alcool, d'autres qui n'hésitent pas à recourir au protocole Betadine.

Pose de perfusion intraveineuse périphérique

Poser une voie veineuse périphérique (VVP) comporte des risques qu'il convient de connaître : en effet ils sont à prendre en compte lors de la réalisation du soin.

Pose de perfusion PAC : aiguille de Huber - Fiches de soins infirmiers

Contrairement à la pose de voie veineuse périphérique, tout le dispositif ici doit rester stérile : poches de perfusion et tubulures également.

Principe

La perfusion permet d'administrer un traitement en continu, grâce au réglage du débit : cela permet de réhydrater un patient, de lui poser un accès veineux en vue d'une intervention chirurgicale, de lutter contre la fièvre, la douleur, l'hypertension et de nombreux problèmes de santé. A haut risque infectieux, la pose d'accès veineux ou sous-cutané nécessite une rigueur en terme d'asepsie : le protocole bétadine est inévitable, ou Hibitane si la personne soignée n'a pas le droit aux produits iodés. Les protocoles varient d'un service à un autre, et l'étudiant en soins infirmiers doit s'y adapter au cours de stages.

Responsabilité des soignants

Certains aides-soignants retirent les perfusions lorsqu'ils savent que le patient peut être déperfusé. Déontologiquement, il n'en a pas le droit et a donc intérêt à redoubler de rigueur : asepsie, point de compression... En cas de problème, c'est l'infirmier qui est responsable! Il convient donc d'être solidaire et cohérent au sein de l'équipe paramédicale pour éviter les soucis...

Quels types de perfusion?

Il y a plusieurs dispositifs permettant d'administrer un traitement par perfusion : IV, sous-cutané, KTC... Le but étant d'optimiser l'absorption du traitement tout en protégeant le capital veineux ou tissulaire. Le type de perfusion dépend donc du type de produit et de la santé du patient. A noter que le type de structure qui accueille le patient influence aussi sur le choix de la voie d'administration : en EHPAD par exemple, on réhydrate un patient par perfusion sous-cutanée, tandis qu'à l'hôpital, ce sera en IV, pour la bonne raison qu'en EHPAD, il n'y a pas d'infirmière la nuit qui puisse intervenir en cas de souci.