Inflammation : mécanismes, symptômes cliniques et biologiques

Définition de l’inflammation

L’inflammation est un processus que l’organisme met en place pour se protéger de certains maux. Elle est un ensemble de symptômes qui fait partie de nombreux tableaux cliniques. l’inflammation se manifeste de plusieurs manières : par des symptômes cliniques (visibles à l’oeil nu, au toucher) et par des symptômes biologiques (résultats de prise de sang NFS)

Mécanisme de l’inflammation

L’inflammation peut avoir diverses causes : infection, traumatisme, maladie autoimmune, allergie… L’inflammation est provoquée par une chaîne d’hormones qui peut varier en fonction des situations médicales. Généralement, les hormones responsables du syndrome inflammatoire sont les suivantes : prostaglandines, cytokines, histamine, enzymes… Lorsqu’il y a un traumatisme (blessure, intervention chirurgicale),une infection ou autre problème médical, certaines de ces chaînes hormonales s’activent et sont responsables d’une vasodilatation : les vaisseaux sanguins s’élargissent, entraînant une rougeur localisée et une chaleur au toucher. Ce processus de vasodilatation permet notamment d’acheminer les éléments sanguins nécessaires à la cicatrisation ou au combat des germes.

Causes du syndrome inflammatoire

Le corps réagit instantanément à certains agressions :

  • infection (bactérienne, virale, parasitaire)
  • maladie autoimmune (eczéma, psoriasis, maladie de Chron…)
  • blessure (choc, coupure…)
  • traumatisme (foulure, entorse, fracture…)
  • autres : thrombose veineuse

Dans tous ces cas, il y aura une réaction inflammatoire plus ou moins importante, visible ou non. Les vaisseaux sanguins se dilatent pour apporter plus de sang et plus d’éléments sanguin afin de réparer les dégâts ou de contrer une infection, un saignement…

Signes cliniques de l’inflammation

Le processus inflammatoire est visible à l’oeil nu lorsqu’il concerne la peau. Mais il peut exister sur un organe interne comme à l’intérieur des poumons dans le cas de l’asthme, sans être visible. Lorsque l’inflammation concerne la peau ou les tissus sous-cutanés, elle se manifeste par 4 signes cliniques :

  • Rougeur (peau rouge)
  • Chaleur (au toucher, on constate que la peau est plus chaude à cet endroit que sur le reste du corps)
  • Douleur (au toucher ou même sans toucher, le point inflammatoire est douloureux, à cause de l’oedème qui comprime les terminaisons nerveuses)
  • Oedème (les tissus sont plus volumineux à l’endroit où se manifeste l’inflammation, comme dans le cas d’une entorse qui fait gonfler la cheville)

ATTENTION : il peut y avoir une inflammation sans que tous les symptômes n’existent, prudence donc !

Ces 4 symptômes doivent être régulièrement guettés par les soignants, notamment au niveau des membres inférieurs des personnes alitées ou dans d’autres situations qui entraînent un risque de thrombose. En effet, la thrombose se manifeste notamment par une inflammation. L’infection se manifestant également par l’inflammation, les 4 signes sont constamment surveillés en chirurgie ou lors de la réfection de pansements.

Signes biologiques de l’inflammation

L’inflammation peut aussi être décelée dans les relevés de prise de sang (voir Numération Formule Sanguine. Les marqueurs de l’inflammation sont la VS (Vitesse de Sédimentation) et la CRP (Protéine C Réactive). Lorsque les chiffres sont au-dessus de la norme, cela signifie qu’il y a une inflammation. Elle peut alors être signe d’infection (lorsqu’on est enrhumé, on peut voir les globules blancs et la VS CRP s’augmenter par exemple. Lors d’une hépatite, on va voir les ASAT ALAT (marqueur du foie analysés dans le bilan sanguin hépatique) s’élever au dessus de la norme, ainsi que la VS et CRP par exemple.

Actions infirmières

Pour chaque diagnostic infirmier, il y a des actions infirmières à mettre en place. Les signes d’inflammation doivent être relatés à l’ensemble de l’équipe car il faut évaluer l’évolution et adapter le projet de soins en fonction. Le médecin devra poser un diagnostic quant à l’origine du problème : en reprenant l’exemple d’un membre inférieur inflammatoire, il devra confirmer le diagnostic de thrombose en prescrivant des examens complémentaires.

En tant qu’infirmière, on parle aussi beaucoup de syndrome inflammatoire lorsqu’on soigne des plaies, notamment en chirurgie : une plaie inflammatoire, est potentiellement infectée, ou souffre de la présence d’agrafes… En fonction de la situation, les actions infirmières varient donc. Elle doit en tout cas, participer à la pose du diagnostic médical en informant le médecin, réalisant les soins de son rôle propre en fonction des risques potentiels (risque de thrombose notamment).

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