Température corporelle : normes et méthodes de mesure

La prise la température permet de déceler un état infectieux : ce signe objectif doit être relevé plusieurs fois par jour dans les 24h qui suivent une intervention ou en cas d’hyperthermie.

Les normes de la température

Lorsqu’on mesure la température, on parle de la température centrale, celle de notre organisme. Pour cela, on insère un appareil dans un orifice (oreille, bouche, anus…) la plupart du temps.

On considère que la température de l’humain est normale, aussi appelée normothermie, entre 36.8 °C et 37.5°C.

Au-delà de 37.5°C, on parle de fébricule. Dans ce cas, il y a une contamination de l’organisme par des germes. Cela peut être bénin ou grave.

A partir de 38,5°C la majorité des services hospitaliers appliquent un protocole pour diminuer les risques de complications liées à l’hyperthermie.

En dessous de la norme de température, on parle d’hypothermie, puis d’hypothermie moyenne entre 35 et 32°C. L’hypothermie sévère est atteinte lorsque la température descend sous les 32°C.

HYPERTHERMIE

Traitement de l’hyperthermie

Il est multiple et dépend de l’état de gravité de l’hyperthermie :

  • traitement antibiotique si la cause est bien infectieuse (dans la grande majorité des cas)
  • traitement antipyrétique (Doliprane)
  • perfusion IV pour éviter une déshydratation ou pour traiter une déshydratation
  • recherche de la source d’infection pour traitement local

Les complications liées à l’hyperthermie

  • Déshydratation : avec un état fébrile important, le corps perd beaucoup d’eau : cette déperdition peut entraîner une déshydratation.
  • Convulsions, un risque important chez les jeunes enfants et les sujets épileptiques, avec des conséquences sur le développement psychomoteur. Les convulsions peuvent apparaître une seule fois ou être une véritable porte d’entrée vers l’épilepsie, avec nécessité de mise en place d’un traitement.
  • Choc septique : comme tous les états de choc, il se manifeste par une chute de la pression artérielle (inférieur à 9 de systolique) une tachycardie (au-delà de 100 pulsations/minute), une pâleur et dans le pire des cas une perte de connaissance pouvant précéder le décès.

D’où l’intérêt de veiller à ce que les patients soient toujours dans les normes de température !

Les traitements de l’hyperthermie

Il faut refroidir le corps pour éviter toute décompensation : vessie de glace, découvrir la personne, paracétamol. Pour détruire le responsable de la fièvre, il faut découvrir son identité : on prélève des hémocultures qui seront analysées afin de déterminer le germe en cause et d’entamer une antibiothérapie adaptée. Si la personne peut boire, alors on l’encourage à boire 2 litres d’eau minimum par 24h. Mais par précaution, et de manière à pouvoir administrer des traitements intraveineux on va poser un accès veineux.

HYPOTHERMIE

Lorsque le patient n’est pas dans les normes de température, il est rarement en hypothermie : cela est assez rare. Lorsque l’hypothermie survient, il faut la traiter et en détecter la cause .

Traitement de l’hypothermie

Pour aider la patient a revenir dans la norme de température, on le réchauffe, surtout s’il est en hypothermie sévère :

– couverture de survie

au refroidissement (alpinisme, naufrage), à un traumatisme crânien avec perturbation des centres régulateurs, à des pathologies septiques, par exemple le Choléra.

METHODES DE PRISE DE LA TEMPERATURE

Température rectale

Le thermomètre rectal est inséré dans le rectum, à 2.5 cm de profondeur, et en l’absence de lésion ou hémorroïdes, le patient étant allongé sur le côté. 3 minutes d’attente permettent de savoir la température centrale du patient.

La norme se trouve entre 36.6 et 38°C.

Température buccale

Elle peut être prise avec un thermomètre à mercure.

La norme se trouve entre 35.5 et 37.°C

Température frontale

Elle s’utilise souvent chez les enfants car elles est mieux tolérée que les autres méthodes, étant moins invasive.

La norme est spécifié dans la notice de l’appareil.

Température auriculaire

C’est la méthode la plus fréquemment utilisée par le personnel soignant. Elle est très rapide grâce aux appareils qui la mesurent en quelques secondes. Il suffit d’insérer une protection à usage unique sur l’embout du thermomètre auriculaire, de l’insérer dans le conduit auditif sans trop forcer, d’appuyer sur le bouton est d’attendre le bip sonore pour découvrir la température du patient.

La norme se trouve entre 35.8 et 38°C.

Température sous l’assaille

Elle peut être prise avec un thermomètre à mercure.

La norme se trouve entre 36.5 et 37.5°C