Les diagnostics infirmiers : liste d’intitulés

Avant les diagnostics, les besoins

Pour soigner, on doit repérer des problèmes : les diagnostics infirmiers s’y rattachent. Ils doivent être mis en liens les avec les autres afin de synthétiser la démarche de soins et la rendre efficace et ciblée. Pour commencer un projet, on doit partir des besoins du patient. Parmi les outils plébiscités, on retient les 14 besoins de Virginia henderson. Ils permettent de déceler les éventuelles défaillances grâce à une analyse très développée de l’état de santé dans sa globalité.

Quels sont les diagnostics infirmiers?

Ils se distinguent des diagnostics médicaux qui eux désignent clairement une pathologie. Les IDE relèvent plutôt des signes, des symptômes : altération de l’état cutanée, selles liquides (et non pas « diarrhée » qui est médical…). Ils sont très nombreux et ne sont pas figés : chacun peut en nommer un qui lui semble le plus représentatif de la situation, inspiré des termes professionnels connus dans la profession. Ils expriment des déficiences contre lesquelles l’équipe soignante met en place un projet de soins paramédical. Par exemple, « douleur » est un diagnostique IDE, que l’on note donc dans la colonne « problèmes » et l’on instaure ensuite des actions infirmières sans prescription ( vessie de glace, évaluation de la douleur, chercher une position antalgique, surveillance des effets secondaires des traitements…) ou sur prescription (antalgique, soins…).

Vous constaterez aussi la liaison de ces diagnostics infirmiers avec des actions (liste non exhaustive, mais qui permet de s’inspirer) et donc des objectifs soignants. Savoir établir de tels données, c’est offrir une prise en charge globale et optimale. Cela demande une constante analyse du patient et de son environnement.

Exemples de diagnostics infirmiers

  • altération de l’état cutanée (escarre, plaie, hématome, éraflure)
  • selles liquides (il est important de préciser le nombre de jours de selles liquides pour que ce diagnostic soit évalué et qu’une action adaptée soit mise en place en temps voulu)
  • constipation (idem)
  • douleur (préciser si la douleur est aigue ou chronique)
  • isolement social
  • anxiété (le patient semble très inquiet par rapport à l’intervention qu’il va subir, selon protocole ou precrtipion on administre un anxyolitique, on rassure, on explique…)
  • difficulté à se mouvoir
  • manque d’autonomie dans les autosoins, ou dans les déplacements
  • déficit nutritionnel
  • perturbation des échanges gazeux (évaluer la saturation plus souvent, réaliser un gaz du sang sur prescription…)
  • altération de la communication verbale

Les diagnostics infirmiers comprennent également tout ce qu’on appelle « Risques » :

Quoi qu’il en soit, le diagnostic infirmier n’est pas utile s’il n’est pas poursuivi d’actions concrètes mises en place par l’équipe : administration de traitements sur prescription et actes du rôle propre.