Soins infirmiers-Risque hémorragique : signes, actes, surveillances.

Les soins infirmiers ne sont pas que les actes, ils sont aussi la surveillance.

Quand faut-il anticiper une hémorragie?

Plusieurs situations comprennent systématiquement un risque d’hémorragie : la chirurgie, la prise de certains traitements (anticoagulants), une pathologie chronique (hémophilie)… Lorsqu’on est face à des patients susceptibles de subir un saignement, on dit qu’il est à risque : c’est un problème potentiel selon lequel on met en place diverses actions. C’est la prévention est donc la surveillance qui permet d’éviter les drames, ou de déceler rapidement la manifestation hémorragique. Comment surveille-t-on cette éventualité aux conséquences parfois lourdes?

La surveillance du risque hémorragique

Plusieurs choses sont systématiquement à surveiller dans les situations que nous venons de citer :

  1. Prise de la tension artérielle qui, lorsqu’elle baisse anormalement peut indiquer le saignement. Mais l’hypotension peut révéler bien d’autres problèmes médicaux. On surveille donc un ensemble de signes afin de préciser la nature du souci
  2. Pulsations cardiaques (on guette la tachycardie = augmentation de la fréquence cardiaque)
  3. Présence d’hématomes (pansement de plaies chirurgicales)
  4. Taux d’hémoglobine (par le biais d’une pris de sang NFS ou encore de l’hémoQ)
  5. Aspect des selles (selles noires = méléna), urines, vomissements, crachats… avec présence de sang que l’on repère grâce à la couleur anormalement rouge, noire ou marron.
  6. Pâleur liée à la faible teneur en globules rouges du sang, des tremblements…

Si les résultats de ces analyses et observations sont en faveur d’un écoulement de sang en quantité anormale, on met en place des actions, plus ou moins dans l’urgence selon les cas.

Actions : que faire en cas d’hémorragie?

  1. Stopper l’hémorragie par compression si l’hémorragie est visible (plaie cutanée donc), mais s’il s’agit d’une hémorragie interne, on ne peut pas compresser. On tente de stopper le sang avec un pansement, ou faisant office de…) intervient dans les situations urgentes (entraînant le pronostic vital).
  2. Stopper les traitements anticoagulants (prescription médicale pour tout ce qui est relatif aux médicaments) immédiatement : un relais peut être fait selon l’état de la personne et sur prescription.
  3. Passage au bloc opératoire : cela peut être une option s’il s’agit d’une hémorragie importante que l’on peut résorber en cautérisant une voie veineuse ou en refermant une suture profonde
  4. Poser une perfusion (Voluven souvent) permet de combler l’hypovolémie (diminution de la quantité de liquides dans l’organisme avec risque de choc hypovolémique et donc de décès).
  5. On continue de surveiller les signes cliniques (tension, pouls, hémoglobine, pâleur…) afin de constater l’amélioration ou  l’aggravation de l’hémorragie.

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