Le cancer du sein en soins infirmiers : Actions IDE

Cancer du sein, image de soi et soutien psychologique

Beaucoup de choses peuvent être mises en place pour améliorer l’image de soi qui est souvent dégradée chez les patientes souffrant d’un cancer du sein :

– Chimiothérapie et chute de cheveux/sourcils : aider la patiente à envisager une perruque, un foulard, du maquillage ou assumer la perte de cheveux

– Ablation partielle ou totale du sein : informer sur la possibilité de porter une prothèse mammaire, orienter vers des spécialistes, des associations au courant de solutions nouvelles

– Proposer de rencontrer une esthéticienne dans le service, l’établissement ou auprès d’une association (après une intervention, pendant une séance de chimiothérapie)

– Mettre en relation avec des bénévoles ou anciens malades ou autres malades pour échanger son vécu par rapport au cancer du sein, se soutenir, trouver une motivation pour se soigner etc.

– Ecoute active : aider à verbaliser le ressenti.

Soins techniques en cas de cancer du sein

La prise en charge infirmière dépend du service où est accueillie la femme malade. Cependant, beaucoup d’actes ne sont pas à faire uniquement en service de cancérologie mais dans toutes circonstances amenant l’infirmière à entrer en contact avec la patiente.

Lorsqu’elle suit une chimiothérapie, ses défenses immunitaires sont affaiblies et les précautions d’hygiène doivent être d’autant plus rigoureuses. Lors de soins invasifs comme la pose de PAC, de perfusion, la réfection de pansement, la réalisation de prise de sang etc., l’infirmier travaille en stérile : port du masque, de la charlotte, de gants stériles au moment du soin invasif, lavage des mains antiseptique, limitation et regroupement des soins… Il convient aussi de préserver les veines qui sont fragilisées par les traitements IV : utiliser la chambre implantable est une bonne solution pour préserver le système veineux périphérique et doit se faire en stérile également.

L’organisation des soins et rendez-vous médicaux

Lorsque des femmes atteintes du cancer du sein se rendent régulièrement dans le service de chimiothérapie ambulatoire, il faut garder en tête que le traitement est épuisant à cause des effets secondaires (fatigue, nausées/vomissements, aplasie…). Le rôle propre de l’infirmière est alors de grouper autant que possible les déplacements futurs pour les examens complémentaires, les traitements de chimio, les prises de sang etc. Il faut anticiper tout ce dont elle peut avoir besoin et adapter l’organisation des rendez-vous : prescription d’antiémétique pour le domicile, prévoir les prescriptions pour une IDE à domicile si besoin etc.

Avant la chimiothérapie ambulatoire

C’est le bon moment pour parler. Les patientes sont souvent prêtes à exprimer leurs problèmes ou leur mieux-être, ce qui permet à l’infirmier d’évaluer l’efficacité de l’accompagnement de sa globalité, l’importance des effets secondaires etc.

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