La saturation en o²

Afin de s’assurer qu’un patient respire efficacement, c’est-à-dire que sa respiration amène suffisamment d’apports en oxygène pour maintenir son état de santé convenablement, on mesure la saturation en oxygène (o²).

Définition de la saturation et intérêt de son évaluation

Il s’agit de mesurer le taux d’oxygénation dans le sang. Lorsqu’elle est trop faible, la saturation aussi appelée « Sat » en jargon infirmier, indique que l’organisme peine à s’approvisionner en O² et ce, pour diverses raisons. La norme de la saturation oscille entre 92 et 100%, indiquant alors que l’oxygénation est bonne. En dessous de cette limite, la personne souffre d’hypoxémie (taux d’oxygène dans le sang trop faible). On doit compenser en mettant des lunettes à oxygène ou un masque selon la gravité et la tolérance du patient. Mais il faut aussi résoudre le problème à son origine… Des recherches médicales par le biais d’examens complémentaires peuvent y aider.

Les causes d’une trop faible oxygénation

Le patient BPCO (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive) montre rarement une saturation dite normale. C’est une des raisons pour laquelle il doit pratiquer des aérosols et éventuellement suivre une oxygénothérapie. Dans ce type de maladie chronique, un taux de saturation inférieur à la norme ne justifie pas de mise en place de soins d’urgence : l’infirmière doit déceler lorsque le patient a une saturation plus basse que d’habitude avant de s’inquiéter, en fonction de la courbe des constantes prises quotidiennement.

Certaines situations d’urgences provoquent une hypoxémie, comme l’OAP (Oedème Aigu du Poumon) par exemple. Dans tous les cas, il faut tenter de compenser par un apport d’oxygène via des lunettes ou un masque.

 

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