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Premiers secours accident de la voie publique (AVP)

Cela peut arriver à n’importe qui : vous partez manger chez votre belle-mère et sur la route, une voiture est dans le bas côté. La première chose qui nous vient à l’esprit en tant que civil (c’est-à-dire non professionnel en secourisme ou en santé) c’est « je m’arrête ou pas? ». C’est un doute affreux qui s’empare de nous durant un millième de seconde, parfois quelques secondes…
Finalement, on s’arrête et le premier acte accompli dans la majorité des cas est d’appeler les secours. Or cet appel peut prendre quelques minutes et la ou les victimes peuvent mourir pendant ce temps.

1) Avant de réaliser les premiers gestes

Se protéger et sécuriser les lieux : avant de pratiquer les gestes de premier secours, pour éviter un sur-accident, vous devez observer la scène et l’environnement pour à la fois ne pas risquer d’être blessé (incendie de voiture par exemple) mais aussi pour empêcher qu’un second drame n’arrive. Vous devez donc vous garer près du lieu d’accident de la voie publique sans gêner la circulation. Lors de cette étape, n’oubliez pas de mettre feux de détresse, gilet jaune et triangle rouge sur le bord de la route.

2) Une fois les lieux de l’accident sécurisés : constat

Constater les dégâts humains : combien de personnes, âge, sexe. Interrogez les personnes afin de connaître d’éventuels points importants sur leur état, leurs antécédents médicaux s’il y a lieu.

Les victimes sont-elles blessées : blessures apparentes, douleurs (fractures?), hémorragies? Observer d’abord par vous-même, puis demandez aux personnes de décrire leurs symptômes.

Sont-elles conscientes ou non? L’interrogatoire mené jusqu’alors permet de savoir si les victimes sont conscients ou pas. En cas d’absence de réponse verbale, demandez à la personne d’ouvrir les yeux, de serrer la main.

3) Appel des secours ou gestes de premiers secours?

Si une victime est suffisamment indemne pour appeler le SAMU, les pompiers ou la police selon la situation (détails ci-dessous), invitez-la à le faire pour pouvoir apporter les premiers gestes si besoin. Imaginons qu’un passager ne réponde plus et ne respire plus : devant ce tableau, vous devez pratiquer un massage cardiaque. L’intervention d’un autre individu permet d’appeler les secours immédiatement pendant que vous agissez pour réanimer la personne tant qu’il est encore tant.

Si vous êtes seul : appelez d’abord les secours car le massage cardiaque doit durer jusqu’à l’arrivée des secours ou 45 minutes minimum.

Quels premiers soins ou premiers gestes pratiquer ?

Nous avons expliqué dans d’autres billets dans quelles situations pratiquer le massage cardiaque ou la position latérale de sécurité et le point de compression. Mais comment extraire une victime de son véhicule en cas d’urgence vitale? A-t-on le droit de le faire?

Le problème des accidents de la route est que lorsque la personne est inconsciente et même si elle est consciente d’ailleurs, on ne peut pas savoir si elle a des fractures, à moins d’une déformation évidente : on craint toujours la fracture du rachis cervicale, invisible à l’oeil nu, ou d’autres vertèbres. Il ne faut donc pas chercher à faire sortir une personne de sa voiture accidentée, sauf si le choc n’a été que très faible, et qu’elle ne montre aucun signe de souffrance.

Les urgences qui autorisent à extraire une victime de son véhicule : l’incendie, le risque d’explosion, l’arrêt cardio-respiratoire, une hémorragie potentiellement grave nécessitant un point de compression irréalisable à l’intérieur de la voiture.L’évacuation des blessées graves se fait avec avec le plus de précautions possible. La priorité est de garder l’axe tête-cou-tronc-pieds droit :il sera donc plus facile d’être à deux  ou trois personnes pour maintenir cet axe.

Si la victime a été propulsée à l’extérieur du véhicule : il est moins complexe de la déplacer en cas d’urgence vitale (risque d’explosion, incendie). On peut la tirer par les pieds, maintenus dans l’axe du corps toujours : si à l’inverse on la traîne en la prenant par dessous-les bras, ou par une main, la tête risque de perdre son axe, ce qui est dangereux en cas de fracture des vertèbres.