Infarctus du Myocarde : les symptômes

Les signes de l’Infarctus du Myocarde (appelé IDM dans le jargon des soignants) sont très caractéristiques, même si parfois ils peuvent passer inaperçus. Il est ainsi assez simple d’éduquer un patient et à sa famille pour qu’eux-même parviennent à les déceler.

Si vous n’êtes pas très au clair avec la définition et les mécanismes physiopathologiques de l’infarctus, rendez-vous ici.

Symptômes de l’infarctus chez la femme

Chez les femmes, il faut toujours suspecter des symptômes d’infarctus devant les signes suivants :

  • Sensation de mal-être / malaise général, parfois confondue avec une crise d’angoisse
  • Essoufflement
  • Palpitations inhabituelles
  • Asthénie (forte fatigue) persistante
  • Nausées, vomissements, sueurs, douleurs dans le creux de l’estomac, parfois pris pour des problèmes digestifs.

Symptômes de l’infarctus chez l’homme

Les sensations d’étau au niveau de coeur ou autre douleur doivent alerter. Cependant, elles ne sont pas systématiques. Parfois, seule une douleur au bras ou dans la mâchoire est ressentie, voire aucune douleur.

  • Douleur thoracique (brutale ou progressive, par période)   :
    en arrière du sternum, avec sensation d’oppression du coeur, de brûlure voire de serrement (on parle de douleur en étau) ou même de broiement.
  • Irradiation : la douleur peut aussi se faire sentir dans le membre supérieur gauche (parfois le droit ou les deux) ou la mâchoire

Attention : il est possible que ces douleurs passent inaperçues pour diverses raisons. Il est donc important d’envisager un Infarctus devant les symptômes suivants :

  • Agitation/angoisse : la personne a les traits tirés, semble fatiguée, elle a du mal à tenir en place tellement l’angoisse est prenante. Le maintien de la poitrine signifie l’ampleur de la douleur et l’angoisse majeure qu’elle provoque.
  • Malaise : par manque d’oxygénation, il est possible de perdre connaissance, de devenir inconscient, de mourir
  • Digestif : nausée, vomissement, éructation
  • Paramètres vitaux : tachycardie, dyspnée, hypotension, légère hyperthermie 48h après le début de l’infarctus

Des symptômes brutaux ou pas

On a trop souvent en tête le cliché du film ou un homme de 50 ans en surpoids s’effondre en serrant sa poitrine… En réalité, l’infarctus n’est pas forcément brutal, il peut commencer doucement et s’aggraver sur plusieurs jours.

Confirmer le diagnostic en étudiant les facteurs de risque

Devant un malaise de cause inconnue, il faut immédiatement faire le lient avec le mode de vie et les facteurs de risque d’infarctus de la personne : tabagisme, obésité etc.

Le diagnostic de l’infarctus du myocadre ne s’arrête pas à l’analyse des signes cliniques. Les résultats d’examens complémentaires permettent d’appuyer le diagnostic :

  • L’électrocardiogramme (que seul un médecin peut interpréter) = ECG
  • Le bilan sanguin :

– Transaminases : élevés à partir de la 8ème heure après le début d’IDM, avec un pic de 24h à 34h, un retour aux normes entre 3 et 5 jours.

– Myoglobine (Mb) : indique une souffrance du muscle en général, et donc de celui du coeur en cas d’IDM

– Créatine Kinase (CPK) : attention, les résultats des CPK sont d’autant plus élevés en cas de massage cardiaque

– LDH : indique une lésion cellulaire

– Troponines : très révélateur lorsqu’ils sont prélevés à 4 heures d’intervalles

Normes des bilans sanguins relatifs à l’Infarctus Du Myocarde : fiche.