Gestion de la douleur en soins infirmiers

La souffrance est « archi » présente dans le milieu soignant : elle touche le mental, le physique, de manière ponctuelle ou continue. Voyons comment anticiper, repérer et soulager la douleur.

Démarches de soins // Douleur

Risque ou problème?

Tout dépend : la douleur est un risque dans certains cas (elle menace de se manifester, mais n’est pas encore présente) et dans d’autres cas, elle est un problème (elle est présente, on décèle donc des signes). Voyons tout d’abord dans quels cas peut-on être en situation de risques.

Le risque de douleur

Après une chirurgie, lors de certaines pathologies, on peut avoir mal. L’infirmière doit anticiper la douleur pour l’éviter autant que possible et la traiter au mieux lorsqu’elle est avérée.

Exemples de facteurs de risque de douleur:

  • intervention chirurgicale : le risque de douleur est constant dans cette situation, bien que la souffrance ne se manifeste pas obligatoirement.
  • pathologie ou situation pouvant provoquer une souffrance à tout instant ou dans l’avenir (arthrose, entorse, cancer, escarre…)

Surveillance 

  • observer la survenue éventuelle de signes de souffrance (qui indiqueraient donc que le risque est devenu problème) : voir plus bas
  • évaluation : EVA, Echelle Doloplus ou tout autre support adapté, échelle numérique (demander au patient qu’elle est sa douleur de 0 à 10, 0 = aucune douleur, 10 = douleur insupportable)

Actions

  • tout ce qui concerne la surveillance
  • Anticipation d’une prescription médicale d’antalgique pour administrer un traitement dès la survenue de symptômes
  • Mise à disposition de matériel pour éviter d’avoir mal (télécommande du lit pour position antalgique, sonnette pour appeler, vessie de glace…)

Le problème : la douleur est présente

Si le patient montre des signes de douleurs, c’est que le problème est avéré. Voici des exemples de manifestations de la douleur :

  • mimiques (traits du visage, grimace, visage figé qui indique une souffrance extrême…)
  • gémissement,  cris, hurlements, agitation…
  • dires : « j’ai mal », « ça lance » ou au contraire une difficulté à parler, un patient moins bavard…
  • position antalgique : position foetale (recroquevillé comme un bébé), partie douloureuse maintenue…
  • perturbation des actes de la vie quotidienne (difficulté à la marche, impossibilité de manger, de bouger un membre…) : cela constitue des facteurs de gravité.
  • changement d’humeur
  • perturbation des liens sociaux (lié au changement d’humeur, aux conséquences de la douleur sur le corps et le moral…)
  • augmentation de la prise du traitement par le patient (pompe à morphine, paracétamol…)

Prévention et traitement de la douleur

Médicaments

Afin d’éviter la survenue de la douleur, il est possible de mettre en place un traitement antalgique systématique et adapté à la puissance de la douleur que l’on souhaite éviter.  Certains actes de chirurgie sont en effet très douloureux, les patients remontent avec des antalgiques de palier 2 ou plus. Cette prescription est à adapter selon les signes de douleur manifestés par le patient.

Position du patient

Surélever un membre, éviter l’appui du corps sur une partie du corps potentiellement douloureuse…

Le froid et le chaud

Le froid soulage les douleurs engendrées par un état inflammatoire, parce que le froid a un effet anti-inflammatoire. Il fait dégonfler un oedème qui, en devenant moins important, comprime moins les nerfs et donc, diminue le douleur.

Le chaud est quant à lui utilisé pour détendre des muscles dans le cas de douleurs musculaires, de crispations (cervicalgies, lombalgies…).

Les antalgiques

Ils sont facilement administré en soins infirmiers, par voie orale ou en perfusion dans la plupart des cas. Il existe 3 paliers d’antalgique, du paracétamol (le plus faible) à la morphine (le plus fort), sans oublier les anesthésiques. Pour en savoir plus, parcourez une autre fiche, sur les antalgiques.

Laisser un commentaire