DNID : diabète non-insulino dépendant = Type 2 = Diabète gras

Le diabète est une maladie fort répandue. Il s'agit plus souvent de diabète de type 2 mais aussi de type 1. Au fait ? Quelles sont les différences entre ces deux types de diabète ? Voyons tout cela en détail !

Comprendre le DNID

Mot à mot, le diabète non insulino dépendant signifie diabète qui n'a pas besoin de traitement par insuline. Jusque là c'est simple. Mais au fait, pourquoi ce diabète se paie le luxe de ne pas avoir d'injections quotidiennes ? C'est ce que nous allons voir ici.

Cette forme de diabète, n'est pas insulino dépendante, mais insulino-résistante. C'est à dire que le corps résiste à l'action de l'insuline, si bien qu'elle a du mal à jouer son rôle (qui est de faire pénétrer le sucre dans les cellules). De ce fait, du sucre reste dans le sang au lieu d'être dans la cellule : c'est l'hyperglycémie (excès de sucre dans le sang). Généralement, cette hyperglycémie est moins importante que dans le DID (Diabète Insulino Dépendant).

Mais, pourquoi cette insulino-résistance ?

Souvent, on trouve un patient souffrant d'obésité / sédentarité depuis longtemps, avec une alimentation trop sucrée. Ces facteurs de risque provoque une sécrétion trop fréquente d'insuline, et l'organisme se dérègle en quelques sortes, puisque le pancréas finit par sécréter trop d'insuline, au point de s'épuiser et de ne pouvoir plus en sécréter suffisamment. C'est l'insulino-résistance. C'est pour cette raison que le DNID apparaît généralement tardivement dans la vie du patient, contrairement au DID qui peut arriver très jeune (dès l'enfance).

Diagnostic

C'est souvent à cause de complications déjà installées que les patients sont diagnostiqués diabétiques non insulino dépendants. Plusieurs examens sont réalisés afin de poser le diagnostic de diabète insulino dépendant, suite à la prescription d'une prise de sang ou d'une glycémie capillaire, par le médecin traitant ou autre médecin consulté :
  • glycémie à jeun positive si supérieure à 1,26g/l
  • glycémie à tout moment de la journée positive si supérieure à 2g/l
Si ces premiers tests sont positifs, le médecin prescrit des examens approfondis afin d'évaluer la gravité du diabète et de proposer un traitement adapté. On mesure donc grâce à une prise de sang, l'hBA1C : permet d'analyser l'hémoglobine glyquée (résultat glycémique sur les 3 derniers mois).

Examens complémentaires

Ils servent à déceler d'éventuelles complications du diabète déjà installées.
  • bilan lipidique (afin d'évaluer s'il y a déjà des complications du diabète de type cholestérol)
  • bilan urinaire et rénal (afin d'évaluer s'il y a déjà des complications du diabète de type insuffisance rénale, infection urinaire)
  • consultation ophtalmo l'ophtalmologue réalise un fond d'oeil (afin d'évaluer s'il y a déjà des complications du diabète de type rétinopathie)
  • consultation cardio : le cardiologue réalise un ECG (afin d'évaluer s'il y a déjà des complications du diabète de type Infarctus)

Symptômes DNID Type 2

Les symptômes connus du diabète non insulino dépendant, tels que l'envie de boire ou d'uriner sont loin d'être les seuls. En réalité,tous les patients qui ressentent ces problèmes devraient se poser la question d'un éventuel diabète, car ils sont souvent remarqués au cours de pics hyperglycémiques :
  • prurit vulvaire (démangeaison de la vulve), balanite (inflammation du gland) : pas de sexisme dans le diabète !
  • infections urinaires à répétition
  • vision floue
  • douleurs des membres inférieurs surtout au repos et lors de l'alitement,
  • tendance aux infections cutanées et aux muqueuses par mycose ou bactérie
  • néphropathie (maladie des reins)
  • hypoglycémies
  • perte importante de poids (pas systématique) malgré un bon appétit
  • mictions (émissions d'urine) fréquentes et abondantes
  • soif anormale
  • fatigue générale intense
  • plaies qui cicatrisent mal

Traitements

En première intention, le traitement consiste à encourager le patient à modifier son alimentation et à avoir une activité physique régulière. Cela permet parfois de diminuer la glycémie pour un retour à la norme, mais parfois cela ne suffit pas. Cela peut aussi fonctionner pendant un certain temps, puis être insuffisant. La glycémie finit par être trop élevée et on envisage alors un traitement oral.

Médicaments

Les diabétiques non insulino dépendants peuvent prendre un traitement par comprimés et se passer d'injections, jusqu'à un certain stade. Lorsque les glycémies capillaires ou les prises de sang montrent une hyperglycémie trop dangereuse, les patients DNID peuvent eux aussi avoir besoin d'injections d'insuline.

Concernant les médicaments per os (comprimés), il s'agit d'antidiabétiques oraux dont il existe 3 familles :
  • (sulfamides = diminuent le taux de sucre dans le sang)
  • glinides = stimulent la production d'insuline pa le pancréas, inhibteurs des alpha-glucosidases = retarder l'absorption des glucides après avoir mangé)
Quand aux injections d'insulines, elles sont analogues du GLP1 et ralentissent la digestion notamment.