Diabète insulino / non insulino dépendant (Type 1 et 2)

Après cet article sur le Diabète Non Insulino Dépendant, voici quelques explications sur le Diabète Insulino Dépendant, afin de comprendre les différences liées au mécanisme de ces maladies.

Comprendre les mécanismes du DID

Par définition, le DID signifie que le patient a besoin d’un apport d’insuline supplémentaire à ce que son corps peut naturellement sécréter. Sans cet apport, le sucre ne pénètre pas dans l’organisme mais reste dans le sang (hyperglycémie). Cette forme de diabète apparaît généralement à un âge jeune, voire même dès l’enfance. Si l’alimentation doit être équilibrée et pauvre en sucre, cette rigueur ne suffit pas à équilibrer le taux de glycémie, contrairement au DNID, qui peut dans un premier temps, s’équilibrer par l’alimentation, même si un traitement per os sera tôt ou tard nécessaire.

Pourquoi le DID apparaît-il?

Normalement, le pancréas sécrète de l’insuline de façon naturelle et selon les besoins du corps. L’insuline permet au sucre de passer à l’intérieur des cellules (et donc de na pas rester dans le sang, ce qui provoquerait une hyperglycémie). L’insuline est en quelques sortes la clé qui ouvre la porte des cellules 🙂

Maladie auto-immune (créée par le corps lui-même), le Diabète Insulino Dépendant est dû à la destruction (auto-immune) des cellules qui sécrètent l’insuline, nommées cellules B. Les scientifiques estiment que c’est une prédisposition génétique qui créerait un terrain favorable à l’apparition du diabète, mais son déclenchement est provoqué par des facteurs pouvant être un stress, mais aussi par des facteurs déclencheurs environnementaux : les causes précises de la survenue du DID sont difficiles à identifier, encore à ce jour.

Le DID a donc besoin d’injections d’insuline, selon prescription médicale. Certains patients optent pour la pompe à insuline, qui diminue considérablement le nombre d’injections (le patient doit se piquer uniquement lors du changement de la pompe insuline).

Diagnostic DID

Plusieurs examens sont réalisés afin de poser le diagnostic de diabète insulino dépendant, suite à la prescription d’une prise de sang ou d’une glycémie capillaire, par le médecin traitant ou autre médecin consulté :

  • glycémie à jeun positive si supérieure à 1,26g/l
  • glycémie à tout moment de la journée positive si supérieure à 2g/l

Si ces premiers tests sont positifs, le médecin prescrit des examens approfondis afin d’évaluer la gravité du diabète et de proposer un traitement adapté. On mesure donc grâce  à une prise de sang, l’hBA1C : permet d’analyser l’hémoglobine glyquée (résultat glycémique sur les 3 derniers mois).

Symptômes DID (type 1)

Les symptômes du diabète insulino dépendant peuvent être :

  • hypoglycémies
  • perte importante de poids (pas systématique) malgré un bon appétit
  • mictions fréquentes et abondantes
  • soif anormale
  • fatigue générale intense
  • nausées/ vomissements
  • perte d’appétit
  • troubles de la vue
  • haleine de pomme ou odeur fruité, également des urines à odeur fruitées (provoqués par la production de corps cétoniques)

Traitements DID (type 1)

Examens complémentaires DID et DNID

  • bilan lipidique (afin d’évaluer s’il y a déjà des complications du diabète de type cholestérol)
  • bilan urinaire et rénal (afin d’évaluer s’il y a déjà des complications du diabète de type insuffisance rénale, infection urinaire)
  • consultation ophtalmo l’ophtalmologue réalise un fond d’oeil (afin d’évaluer s’il y a déjà des complications du diabète de type rétinopathie)
  • consultation cardio : le cardiologue réalise un ECG (afin d’évaluer s’il y a déjà des complications du diabète de type Infarctus)

Diabète Non Insulino Dépendant DNID : mécanisme

Comprendre le DNID

Mot à mot, le diabète non insulino dépendant signifie diabète qui n’a pas besoin de traitement par insuline. Jusque là c’est simple. Mais au fait, pourquoi ce diabète se paie le luxe de ne pas avoir d’injections quotidiennes ? C’est ce que nous allons voir ici.

Cette forme de diabète, n’est pas insulino dépendante, mais insulino-résistante. C’est à dire que le corps résiste à l’action de l’insuline, si bien qu’elle a du mal à jouer son rôle (qui est de faire pénétrer le sucre dans les cellules). De ce fait, du sucre reste dans le sang au lieu d’être dans la cellule : c’est l’hyperglycémie (excès de sucre dans le sang). Généralement, cette hyperglycémie est moins importante que dans le DID (Diabète Insulino Dépendant).

Mais, pourquoi cette insulino-résistance ?

Souvent, on trouve un patient souffrant d’obésité / sédentarité depuis longtemps, avec une alimentation trop sucrée. Ces facteurs de risque provoque une sécrétion trop fréquente d’insuline, et l’organisme se dérègle en quelques sortes, puisque le pancréas finit par sécréter trop d’insuline, au point de s’épuiser et de ne pouvoir plus en sécréter suffisamment. C’est l’insulino-résistance. C’est pour cette raison que le DNID apparaît généralement tardivement dans la vie du patient, contrairement au DID qui peut arriver très jeune (dès l’enfance).

Quelle prise en charge infirmière pour les patients DNID ?

On vous mâche le travail sur FDS… 😉

Voici quelques pistes pour la PEC de patients DNID :

DNID ne signifie donc pas : Diabète sans injection !

Diagnostic DNID

Symptômes DNID Type 2

Les symptômes connus du diabète non insulino dépendant, tels que l’envie de boire ou d’uriner sont loin d’être les seuls. En réalité,tous les patients qui ressentent ces problèmes devraient se poser la question d’un éventuel diabète, car ils sont souvent remarqués au cours de pics hyperglycémiques :

  • prurit vulvaire (démangeaison de la vulve), balanite (inflammation du gland) : pas de sexisme dans le diabète !
  • vision floue
  • douleurs des membres inférieurs surtout au repos et lors de l’alitement,
  • tendance aux infections cutanées et aux muqueuses par mycose ou bactérie
  • infections urinaires à répétition
  • néphropathie (maladie des reins)
  • hypoglycémies
  • perte importante de poids (pas systématique) malgré un bon appétit
  • mictions fréquentes et abondantes
  • soif anormale
  • fatigue générale intense
  • plaies qui cicatrisent mal

Traitements DNID Type 2

En première intention, le traitement consiste à encourager le patient à modifier son alimentation et à avoir une activité physique régulière. Cela permet parfois de diminuer la glycémie pour un retour à la norme, mais parfois cela ne suffit pas. Cela peut aussi fonctionner pendant un certain temps, puis être insuffisant. La glycémie finit par être trop élevée et on envisage alors un traitement oral.

Médicaments

Les diabétiques non insulino dépendants peuvent prendre un traitement par comprimés et se passer d’injections, jusqu’à un certain stade. Lorsque les glycémies capillaires ou les prises de sang montrent une hyperglycémie trop dangereuse, les patients DNID peuvent eux aussi avoir besoin d’injections d’insuline.

Concernant les médicaments per os (comprimés), il s’agit d’antidiabétiques oraux dont il existe 3 familles :

  • (sulfamides = diminuent le taux de sucre dans le sang)
  • glinides = stimulent la production d’insuline pa le pancréas, inhibteurs des alpha-glucosidases = retarder l’absorption des glucides après avoir mangé)

Quand aux injections d’insulines, elles sont analogues du GLP1 et ralentissent la digestion notamment.

Règles hygiénodiététiques DID et DNID

Le sucre doit être prohibé. Bien sûr, dans notre société il est quasiment impossible de se restreindre totalement. Mieux vaut s’accorder un peu de sucre de temps en temps afin d’éviter les gros craquages !

Le diabétique doit éviter :

  • les aliments à fort index glycémiques (IG) :
    • mieux vaut remplacer le sucre par le miel d’acacia, qui est le plus bas en IG de tous les produits sucrants
    • petite portion de glucides (pain, pomme de terre) toujours accompagnée d’une part de légumes et protéines
    • les desserts seront des fruits, avec une préférence pour la framboise, très pauvre en glucides
  • l’excès de matière grasse : parce que la perte de poids, tout autant que l’arrêt du sucre, limite l’évolution du diabète et de ses complications (cholestérol, infarctus…)
  • l’alcool

Activité physique DID et DNID

Elle permet rarement de maigrir (à moins de faire 2 heures de sport par jour), mais limite la prise de poids en masse graisseuse, au profit d’une prise de muscle même modérée. Ce muscle consomme davantage de calories et permet de diminuer la prise de poids. D’autre part, le sport permet de diminuer tous les autres facteurs de risque cardiovasculaires, hors le diabétique risque beaucoup plus que quiconque d’avoir des maladies cardiovasculaires.

Complications diabète insulino et non insulinodépendant

  • microangiopathies diabétiques (maladies touchant les petits vaisseaux sanguins)
    • insuffisance rénale
    • rétinopathie
    • neuropathie
  • macroangiopathies diabétiques (maladies touchant les gros vaisseaux sanguins)
    • concernent les diabètiques DID
    • provoquent dépôt de cholestérol dans les gros vaisseaux sanguins et toutes les maladies associées
    • infarctus du myocadre
    • AVC

Soins infirmiers

Injection d’insuline

Pansements de moignon

Prévention de complications

  • conseils hygiéno-diététiques : selon l’endroit où vous exercez, une diététicienne ou un nutritionniste pourra s’entretenir avec le patient pour évaluer ses connaissances en matière d’équilibre alimentaire et pour l’aider à optimiser ses menus. Mais, vous devez être capable de répondre aux questions du patient et de vérifier que le repas qu’on lui amène est bien adapté : c’est le rôle propre de l’infirmière.
  • traitement : vérifier la prescription, qui comprend des antidiabétiques oraux
    • (sulfamides = diminuer le taux de sucre dans le sang)
    • glinides = stimuler la production d’insuline pa le pancréas, inhibteurs des alpha-glucosidases = retarder l’absorption des glucides après avoir mangé)
    • injections (analogues du GLP1, qui ralentissent la digestion notamment).

 

 

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