Coproculture : définition, intérêts et explications du prélèvement

Qu’est-ce que la coproculture ? A quoi sert-elle et comment procède-t-on pour la réaliser ? On en parle pas souvent de ce soin c’est vrai, pourtant il est bien utile !

Définition

La coproculture est l’analyse biologique des selles, afin d’y trouver le recueil de selles, qu’on effectue à la recherche de la cause qui saura expliquer certains symptômes : pour cela le prélèvement est motivé par un syndrome digestif.

Indications de la coproculture

Quand une personne souffre de troubles digestifs, notamment de diarrhées à répétition, ou quand on suspecte la présence de sang dans les selles, le médecin prescrit une analyse des selles. Cet examen intervient également dans le cadre d’un bilan complet (suspicion de tumeur, de pathologie digestives, d’intoxication alimentaire…).

Réalisation du prélèvement de selles

C’est souvent le patient qui réalise lui-même le prélèvement car l’émission des selles se fait moins facilement sur demande que l’émission d’urine. Le rôle infirmier dans ce cas se cantonne à l’éducation du patient en lui expliquant comment faire. Si le patient est incontinent et/ou incapable de s’en charger, c’est l’infirmier ou l’aide-soignant qui le fait. Donc soit on explique ceci au patient, soit on le réalise soi-même :

  • Lavage des mains simple
  • Port de gants à usage unique non stériles
  • Ouverture de l’emballage et ouvrir le pot sans toucher les bords du couvercle ni du pot, comme pour un ECBU, pour ne pas apporter de germe qui fausserait le résultat de la coproculture
  • Elimination des déchets
  • L’infirmière remplit ensuite le bon de laboratoire et y envoie le prélèvement.

Après le prélèvement

Lorsque le laboratoire reçoit l’échantillon de selles, il analyse les différents composants ainsi que la consistance et la couleur des selles. Il relève la présence de sang qui peut motiver d’autres examens par la suite (à la recherche d’un cancer, d’une maladie de Chron : coloscopie…) mais aussi la présence de bactéries. Parmi elles, certaines logent naturellement dans les intestins (comme l’Escherichia Coli, le Campylobacter, la salmonelle, le Shigella) et ne posent aucun souci d’ordre médical, d’autres constituent une infection pouvant faire suite à un antibiogramme et éventuellement un traitement. On recherche également une intolérance alimentaire par le biais de la coproculture.

Tout cela fait ensuite l’objet d’un compte-rendu précis à montrer au médecin qui se charge de prescrire les éventuels examens complémentaires ou traitements.

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