poser un garrot

Comment mettre un garrot ? Technique infirmiers

L’un des gestes les plus fréquemment réalisés par les infirmières est la pose de garrot. Elle intervient dans plusieurs soins, notamment la prise de sang, la pose de perfusion, les gaz du sang, la transfusion. Les premières poses de garrot sont souvent accompagnées de maladresses que l’on va chercher à éviter…

C’est quoi un garrot ?

On parle de garrot pour désigner le matériel élastique utilisés lors d’une prise de sang, mais aussi pour parler du geste de comprimer un membre pour éviter que le venin ne circule dans le sang par exemple.

Le garrot dont nous allons parler ici, est le dispositif en caoutchouc ou en textile élastique, qui permet de comprimer les veines du patient afin de mieux les sentir et de choisir la meilleure veine pour un prélèvement ou pour une pose d’accès veineux.

Technique pour mettre un garrot

Le patient est installé en position assise, demi-assise ou allongée. Pas debout, ça ferait trop mal en cas de malaise ;-). Il doit avoir le bras dénudé totalement. Il enlève donc la manche de son pull ou de sa chemise, ou si la manche est suffisamment large, celle-ci doit être remontée jusqu’à l’aisselle.

L’infirmier passe le garrot sous le bras et il en fait le tour. Il croise les deux extrémités l’une sur l’autre, tout en les tirant vers le haut (cela permet de tendre le garrot sans pincer la peau!). En maintenant les deux bouts de caoutchoucs entre le pouce et l’index d’une main, au plus près de la peau, on pousse l’extrémité qui se trouve au-dessus, pour la glisser en dessous, mais pas entièrement, de manière à faire une boucle. Lorsqu’on lâche (délicatement, sinon ça fait mal) le garrot, la pression fait tenir la boucle. Le garrot est en place. Cette méthode permet ensuite en tirant sur l’extrémité de la boucle, de retirer le garrot d’une main, sans faire mal au patient.

Poser un garrot, oui mais après ?

L’utilisation du garrot précède généralement la réalisation d’un soin invasif avec donc, un risque infectieux. C’est la raison pour laquelle le garrot doit être désinfecté entre deux patients. Référez-vous au protocole de service.

Différentes sortes de garrot

La technique de pose de garrot évoquée ci-dessus s’effectue avec un garrot en caoutchouc. Les garrots en tissu élastique sont dotés de systèmes qui permettent de les coincer lorsqu’ils sont tendus. En théorie, ils font moins mal que le caoutchouc. Ils sont utilisés notamment avec les enfants, car ils peuvent disposer de petites décorations rigolotes pour les distraire. Mais faut pas se leurrer, une fois qu’on pique, ils hurlent. Enfin, pas tous 😀

Faire un garrot en cas d’urgence

Lorsque vous arrivez sur certaines scènes d’accidents ou d’urgences, vous pouvez être amené à faire un garrot. Différenciez bien « garrot » de « compression ». Le garrot comprime la veine pour couper la circulation (pour un patient ayant reçu un venin ou risquant une gangrène) tandis que la compression consiste à appuyer fortement sur une plaie pour accélérer la coagulation.

2 thoughts on “Comment mettre un garrot ? Technique infirmiers

  1. Bonsoir,
    Je suis IDE,aujourd’hui atteinte de cancer ,je suis donc amenée à faire de nombreux examens sanguins et de radiologie ;Le garrot est serré à l’extréme ,tendu à ne plus avoir d’élasticité ,douloureux il me pince la peau ,provoque parfois des pettéchies . J’ai dis que ça me faisait mal ,j’ai demandé de desserrer le garrot : « il faut bien que je mette un garrot !! » réponse d’une IDE  » Idem d’une éléve infirmiére …….
    Il faudrait revoir cette technique de pose du garrot , écouter le patient et plus de rigueur quant à l’aseptie .

    1. Bonsoir,
      De tout coeur avec vous pour ce combat contre le cancer. Hélas, les infirmières pensent souvent être dans l’empathie alors que non. Leurs conditions de travail rendent très difficile cette position d’écoute attentive du patient, vous en savez sûrement quelque chose. Pour le garrot, c’est vrai qu’ils pourraient utiliser d’autres matériaux, plus doux pour la peau, mais le problème serait justement l’aseptie et l’organisation du coup. Il faudrait aussi que les IDE des labos soient sensibles aux patients comme vous, qui ont besoin de plus de douceur dans les gestes. Je suis persuadée que certains ne veulent plus se soigner ou faire d’examens à cause de ce manque de douceur. Serrer un garrot lentement, même fort, fait moins mal que s’il est serré vite, car il pince moins. Vous pourriez aussi discuter autour de vous pour savoir qu’elle est l’IDE la plus douce 😉

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