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Prendre la tension artérielle : normes, techniques et intérêt.


Les soins infirmiers passent aussi et surtout par la surveillance des constantes, encore appelés paramètres vitaux. Avant de mesure les constantes, révisez les normes.

Quelques termes à connaître pour bien comprendre la pression artérielle

Lorsqu'on prend une tension, on doit obtenir deux chiffres : le premier est le plus élevé (pression systolique, par exemple 13) et le second, le plus bas (pression diastolique, par exemple 7). A quoi correspondent-ils?

Lorsqu'on gonfle le brassard, on bloque la circulation sanguine : puis en dégonflant on permet au sang de retrouver son débit normal. On entend alors dans le stéthoscope un premier bruit : c'est la pression systolique. Puis c'est une succession de pulsations qu'on entend, dont le bruit est de plus en plus faible, jusqu'à disparaître. Le dernier battement perçu correspond à la pression diastolique. La tension est de 13/7.

Normes de la tension artérielle

Nous avons besoin de deux chiffres : par exemple la pression considérée comme correcte est 13/8. Mais en fait c'est plus compliqué que ça : on considère qu'au-delà de 14/9, la pression artérielle est élevée (hypertension). A l'inverse, lorsqu'elle passe sous la barre des 12/7 elle indique une hypotension. Tout cela est théorique : on constate toutefois que certains sujets ont une tension de 11/7 en permanence. Dans ce cas, pas d'inquiétude! Ensuite, une femme peut avoir une pression plus basse que l'homme en général : si elle a 14 de systolique, c'est plus inquiétant que chez un sujet de sexe masculin.

Pression artérielle : technique

1 - Préparer la personne

La personne doit être au repos depuis au moins 5 minutes pour ne pas fausser les résultats. Généralement on la mesure en position assise. Sauf en cas de chirurgie (ablation du sein gauche) ou d'hémiplégie du côté gauche, on mesure toujours la tension artérielle au bras gauche.

2a- Prendre la tension manuellement

Posez le brassard autour du bras en vérifiant que le repère "artère" soit bien positionné au-dessus de l'artère humérale (humérale = humérus = os du bras) qui passe dans le pli du coude. Fermez le scratch sans trop serrer le bras, ni laisser d'espace vide.

Placez le stéthoscope au niveau de l'artère humérale, légèrement sous le brassard, ce qui permet de bloquer le stéthoscope pour avoir les mains libres.

Tout en contrôlant l'aiguille, gonflez le brassard à l'aide de la poire en pressant plusieurs fois successives, en s'assurant que celle-ci est verrouillée (sinon on peut toujours gonfler, l'air ressort aussitôt! Et avec le stéthoscope dans les oreilles, parfois on ne l'entend pas...).

Lorsque l'aiguille arrive à 16/17, arrêtez de gonfler et dévissez doucement la mollette de la poire pour que le brassard se dégonfle. Soyez attentif parfois, ça va vote ! Vous devez repérer sur quel chiffre se trouve l'aiguille lorsque vous entendez le premier battement (par exemple 13), puis le dernier (par exemple 7). Ce qui donne la tension de jeune fille : 13/7.

2b - Mesure automatique de la tension

Il existe 2 types d'appareils pour prendre la tension automatiquement : au bras ou au poignet. A l'hôpital, on utilise surtout le tensiomètre automatique à bras. Le tensiomètre au poignet et plutôt utilisé par les patients eux-mêmes. Les soignants à domicile préfèrent prendre la tension en manuel.

Le principe est simple, que ce soit au bras ou au poignet, posez le brassard en veillant à ce que le repère de l'artère soit posé au bon endroit (pli du coude ou intérieur du poignet). Appuyez sur le bouton de prise automatique de la tension. Logiquement, vous n'avez plus rien d'autre à faire qu'attendre le bip et le résultat qui s'affiche. Parfois, il y a des messages d'erreur : pile fatiguée, batterie faible, mauvaise manipulation, patient en hypertension ou hypotension majeure... Dans certaines urgences (états de choc par exemple), le tensiomètre automatique ne parvient pas à trouver la patient et l'infirmier-ère doit prendre la tension manuellement.

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Pour tout soin infirmier, appliquez les règles essentielles à savoir :

  • - Vérifier la prescription médicale, l'identité du patient, les contre-indications éventuelles
  • - L'intégrité du matériel, sa date de péremption
  • - Les règles d'hygiène élémentaires (lavage des mains, ports des gants, asepsie...)
  • - Lisez les transmissions avant le soin et faites vos transmissions après.

  • Partage, sois pas radin !